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Le Doudou – Clip de présentation

Voici un aperçu de ce qui fait vibrer le coeur des Montois pendant ces merveilleux jours de Ducasse!

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Tarte aux groseilles

Image

Si le Doudou est une fierté Montoise, il n’en est pas moins de la traditionnelle « Tarte aux groseilles ». Il en va de même pour le pavé et les macarons Montois.

En effet depuis les années 50, sans trop savoir où est née cette tradition, les Montois ont prit pour habitude de servir cette délicieuse tarte.

On sait que les groseilles vertes dites « à maquereau » sont les premiers fruits de la saison.
Certaines boulangeries-pâtisseries de Mons en produisent 10 fois plus pendant la période de Ducasse.

À nous maintenant de vous livrer la délicieuse recette de cette tarte que vous pourrez servir à vos convives lors de la Ducasse ou d’un traditionnel diner 100% Montois!

Ingrédients :

pour 2 tartes:

  • platines de plus ou moins 25 cm de diamètre
  • pâte levée: farine – 300 gr / levure – 30 gr/ sucre – 30 gr
  • oeuf – 1 / beurre – 60 gr / lait – +/- 7,5 cl / sel – 1/2 c à café
  • garniture: groseilles vertes (en saison) – 600 gr
  • + 1 sirop de sucre pour pocher les groseilles
  • hors saison – 2 boîtes de +/- 400 gr
  • farine – 6 cuillères à soupe
  • sucre 52 – 4 cuillères à soupe
  • sucre impalpable – un peu
  • gelée d’abricots – 1/2 pot
  • fécule – 1 cuillère à soupe

Procédé :

Préparation de la pâte levée:
Tiédir le lait. Emietter la levure, la placer dans un bol, ajouter le sucre et le lait tiède.
Placer ce bol dans un endroit à l’abri des courants d’air et le laisser en attente pendant 10 minutes. Fondre le beurre.
Dans un saladier mettre la farine, creuser une fontaine, saler au pourtour. Casser l’oeuf.
Dans la fontaine placer l’oeuf entier, le beurre fondu, le levain.
Amalgamer le tout du bout des doigts et incorporer progressivement la farine.
Pétrir légèrement.
Sur la table farinée, fraiser la pâte. La pâte doit être bien lisse, homogène et élastique.
Placer la pâte dans une terrine farinée, la couvrir d’un linge et la laisser lever au moins 20 minutes.
Foncer de pâte les platines et laisser reposer à nouveau quelques minutes.
Piquer la pâte. Mélanger la farine et le sucre, répartir ce mélange sur toute la surface de la tarte, y disposer les groseilles bien égouttées, sucrer en surface.
Cuire la tarte dans un four préchauffé à 2000 pendant environ 20 minutes.
Démouler la tarte, la poser sur une grille, la laisser refroidir.
Délayer la gelée d’abricots dans un peu d’eau, porter à ébullition en remuant constamment avec une cuillère en bois.
Si la gelée est trop liquide ajouter un peu de fécule.
Arroser la tarte de la gelée tiède.

La préparation « nappage» peut être réalisée en utilisant un produit commercialisé en emballage ménager

1957 – On a volé le Dragon!

Laissez vous raconter cette histoire par Ernest Carlier avec les documents d’époque! Un régal!

Les Hallebardiers

Nous les avons tous déjà vus, mais qui sont-ils vraiment? D’où viennent ces Hallebardiers? Quel était leur rôle et quel est-il aujourd’hui?

Les hallebardiers

Origine

Remontant à la fin du moyen âge, les hallebardiers étaient principalement suisses.

Ils étaient reconnus pour leur bravoure, leur dévotion et leur caractère entier.
Armés d’une hallebarde (hache à long manche), ils pouvaient facilement désarçonner les cavaliers et faire face à l’infanterie.

Au XVIIe siècle, Mons fut assiégée par les Français. Les hallebardiers suisses se mirent alors au service du roi Louis XIV. Ils furent alors chargés de la protection du roi et étaient gardiens des joyaux de la couronne. Le roi les mit également au service de la ville afin d’éviter les vols dans les églises.

Au fil du temps, les hallebardiers finirent par disparaître et ne subsisteront plus que des unités payées par l’église pour défendre leurs biens.

De nos jours

Le groupe de hallebardiers existe depuis la rénovation de la Procession du Car d’Or par le chanoine Puissant dans les années 30. Il évoluera avec difficulté jusqu’aux années 80.

Dès la fin de la Ducasse 1984 , un groupe d’amis,fervents passionnés, constituait sa « charte ». En concertation avec le comité de la Procession, le groupe se formait et la Compagnie Montoise des Hallebardiers naquit dès la Ducasse 1985. Son appellation était alors : « Compagnie des Hallebardiers du Chapitre de Saint- Waudru ».

Depuis cette époque, la Compagnie structura tout d’abord ses prestations dans la cérémonie de la Descente de la Châsse, de la Procession, et tout particulièrement, celle de la remontée du Car d’Or.

Ils servent et protègent les reliques du corps saint de Madame Sainte-Waudru.

Leur devise

Pro Waldetrudis Pro Montis Pro Nobis

Cérémonie de la descente de la chasse

 

Source : hallebardier.be

Les Grands Dépindeux d’Gayole

A l’approche de la Ducasse de Messines, l’article de ce vendredi portera sur le nom de cette troupe qui accompagne les géants Batisse, Lalie, Biloute et Trinette.

Qui sait d’où vient leur nom?

Jadis, « Le Grand » était accusé de dépendre les « gayoles » : Cage que les pionniers accrochaient à la corniche de leur petite maison, pour les aérer.

le grand

On peut encore voir ces maisonnettes dans la rue Spira près de la place des Archers.

 

Marcel Gillis

Nous avons eu envie de dépoussiérer l’image de ce Monsieur et de vous le présenter (pour ceux qui ne le connaissent pas encore!). Trop peu connu à notre sens, il est pourtant un incontournable!

Marcel Gillis est un peintre, chansonnier et poète qui vécut à Mons de 1897 à 1972. Il fut une personnalité très marquante de la vie patoisante Montoise.

On lui doit ce qui est le plus connu à l’heure actuelle, le fameux « Tableau d’Procession ».
Une chanson en patois Montois qui dépeint de manière très drôle notre belle Procession multiséculaire du dimanche de la Trinité, et ce sur de multiples airs très connus de la chanson française.

tableau gillis

Vous trouverez ci-bas le texte qui accompagne cette chanson qui mérite d’être lue afin d’en comprendre réellement le sens.

Il est un élève de l’académie des beaux-arts de Mons et crée en 1929 le groupe « Les Loups ».
Il fut aussi membre du cercle « Bon Vouloir » et conservateur du Musée des Beaux-Arts de Mons entre 1928 et 1965.

Tableau d’Procession

1 Air : Où allez-vous, petite boîteuse ?

Montois cayaux éïé chambourlettes,
C’est l’jour qu’on fait l’Lum’çon !
Les drapeaux dansent à tous les ferniettes,
Pourvu qu’i fasse bon ! …

2 Air : Il était une bergère

C’st aujourd’hui no Ducasse,
Et ron-ron-ron, petit patapon;
C’st aujourd’hui no Ducasse :
Acoute-çà l’carillon, don-don ! (Bis)

3 Air : Il était un petit navire

Au ciel, il a deux, tois nuages;
Au ciel, il a chinq, six nuages;
Il a qu’au ciel, qu’au ciel, el temps n’est nié fort biau … El Procession, pour sûr, pou sûr, âra dé l’iau ! …

4 Air : Le temps des cerises

Madame Sainte-Waudru, j’té brûl’rai n’candèye,
R’gard’ du Paradis
A Mmons, qu’i fait gris …
Rallume el Solèye ! ! …
Vas-t’in d’lée l’Bon Dieu,
Dis-li à s’n-orèye,
L’Bon Dieu qu’est Montois,
I f’ra ça pour toi …
Pasqué quand i pleut,
C’est fort regrettâbe ! …
Mais dis au Bon Dieu
Qué tout est au Diâbe !

5 Air : Viens Poupoule !

Viens Poupoule ! viens Poupoule, viens
Jusqu’au Square Saint-Germain,
Nos s’mettrons jusse au coin,
Ah !
Viens Poupoule ! viens Poupoule, viens
Là qué l’temps s’éclaircit :
L’Procession va sorti !

6 Air : Sonnerie de Clairons « En avant »

Môssieu le Curé d’Saint-Nicolas ?
Minû-ute !

7 Air : Sonnerie de Clairons « Marche d’Enterrement »

Les saudarts sont in avant
Eîé leu commandant
Est pus fier, dins s’ dolamn
Qu’Artaban ;
Les p’tits Frères, les ma-Chères-Soeurs
Surveillent les m’tits infants,
Tout in blanc,
Ténant eine fleur ou ein riban …

8 Air : Sonnerie de Clairons « En avant »

Môssieu le Curé d’Saint-Nicolas ?
Minû-ute !

9 Air de Procession

Ca, on l’dévine :
C’est co toudis l’batiau d’ l’Eglise dé Messines,
Tout bleu, tout blanc ;
Eïé l’pétit batiau arloche tout l’ temps …

10 Air : Y a du jazz-band partout (Air du couplet)

Puis, c’est des gamins
Habillés comme des capuchins,
Qui portent su leus mains,
Des outils mi d’ssu des machins …
C’st-ici c’st ein martiau
Eine équielle, eine lance ou des claus …
Mon ! c’st-i-là, qu’il est biau !
On li a pris m’sure su ein qu’vau ! …
L’ « BataillonCarré », l’ « Abattoir », el  » Ruelle des Pêcheurs »,
Ca, comm c’est les pauvres, comme costume, is n’ont foc eine fleur …
Puis, v’là qu’tout dodu,
comme ein p’tit jeune dé cat pierdu,
Qu’avance el Pétit Jésus !
Tout ros’lé, tout frisé,
N’ piau d’mouton?
Eine morve à s’nez ! …

11 Air de Procession

Là-bas, on d’vine
Intré les tiêtes, l’batiau d’l’Eglise dé Mesines;
I prind l’tournant,
Eïé l’pétit bateau arloche tout l’temps …

12 Air : Sonnerie de Clairons « En avant »

Môssieu le Curé d’Saint-Nicolas ?
Minû-ute !
Ran-plan ! Ran-plan-plan !
Ran-plan ! Ran-plan-plan !

13 Air : Sonnerie de Clairons « En avant »

V’là des biaux p’tits anges qu’ont des ailes in or,
Des fies et des vierges,
Portant la Sainte-Vierge;
Des boys-scouts armés d’ein bâtondé store;
Et puis c’est Kéquette
Qu’à d’eine main, s’casquette;
I porte eine crochette
Eïé n’raide torquette ! …

14 Air : Sancta Waldetru-u-dis O-o-o-ora Pro-o-no-bis

On a j’té des des fleurs par terre,
On a j’té du sâbe,
Ca sint tout l’cim’tière …

15 Air : Sonnerie de Clairons « En avant »

Môssieu le Curé d’Saint-Nicolas ?
Minû-ute !

16 Air : Sancta Waldetru-u-dis O-o-o-ora Pro-o-no-bis

Les chanteurs ont, in travers,
Eine verte band’rolle verte
Tout c’qu’il a d’pus vert.

17 Air : pour faire un brave Mousquetaire

Môssieu l’vicaire leu baille el ton
ET bat l’mésure tout à r’culons …
Is cantent-té tout doux, nié trop fort …
(Jusse pou dériviër ein mort)
Les infants d’choeur portent-té des cierges,
Des fèmmes, ein riban bleu au cou,
Avé n’pétite médaille au d’bout … :
Ca, c’est l’groupe des anciennés Vierges;
Elles ont l’ai tout d’bauchées …
C’est comme les « Régions dévastées »

18 Air : Clochette d’amour

Et maintenant, tout doucemain,
N’croche d’évêque à leu main,
N’robe jusqu’à leu bottines,
In drap noir, in n’hermine;
Non, c’n’est pas des bûresses,
C’est des fïes d’la nôblesse :
Des baronnes, des comtesses,
Ca, c’est : Les Chanoinesses.
Lîve-dé-messe à l’aute main,
Elles avancent su l’quémin;
Elle ont noires, el ciel bleu,
Eîé l’baichent-té les yeux;
Elles sont fières commes des reines,
Et leu mantiau qu’à n’traîne,
D’au moins tois mètes dé long,
Ramounne les brins d’estron
Môssieu le Curé d’Saint-Nicolas ?
Minû-ute !

19 Air : Sonnerie de Clairon « Aux Champs ! »

Attintion ! v’là l’baldaquin,
C’est Monseigneur qu’est d’dins !
C’qué tu vas t’mette à g’noux,
Tiête dé roux ! …
Les avocats, les éch’vins,
Les rintiers, les méd’cins
Eëé les notaires
Portent ein pt’tit réverbère.

20 Air : Sancta Waldetrudis

‘Tintion ! c’caup-ci, v’la l’Car d’Or
Traînné pas six qu’vaux dé l’Brass’rie Labor
Parlé
Les six gros brasseurs in ont n’bonne
Avé l’mau qué l’Car d’Or leu donne;
Comme is ont des panses comme des tonnes,
Is sont strânnés dins leus mâ…ronnes !

21 Air : Sancta Waldetrudis

L’Vicaire monté d’ssus l’Car d’Or
Avé l’s-infants d’choeur arlochent au pus fort !
Parlé
Les fèmmes tindent-té leu bras vers li,
Pou bailler leu bâgue à bé…ni !

22 Air : Sancta Waldetrudis

L’Car d’Or avance éïé craque …
Et à chaque coin d’rue, on lit ein miraque …

23 Air : C’est l’ doudou, c’est l’ mama

C’est fini l’Procession !
Dallons vite boire ein canon !
C’est fini l’Procession !
Et Saint-Georges va twer l’Dragon !

Source texte chanson: doudou.org

Ducasse de Messines

Batisse, Lalie, Biloute, Trinette

Batisse, Lalie, Biloute, Trinette

Elle a lieu une fois par an et marque le retour du printemps!

De nos jours, marquée de divers évènements comme : le marché aux fleurs, les concerts sous chapiteau, la fanfare, son cortège des « Grands Dépindeux d’Gayoles » qui accompagnent notre sympathique Famille composée de Batisse (le père), Lalie (la mère), Biloute et Trinette (les enfants).

Elle est un évènement incontournable de l’agenda Montois! (Le même week-end, a lieu, un  événement qui fête ses dix ans cette année 2013 « La fête du Chocolat »).

À l’origine, vers 1620 (première date d’archive) La Ducasse se manifestait comme un évènement religieux.

On y trouve toujours divers objets typiquement Montois qui furent fabriqués à l’époque par des Messinois au chômage durant l’hiver afin de leur assurer un petit revenu complémentaire :

Le Rossignol

Rossignols

Petite poterie creuse en terre cuite, percée de 6 trous et munie d’un bec, et remplie d’eau. En soufflant par le bec, on produit une mélodie similaire au chant du rossignol.

Le Wa-Wa

Wa-Wa

Petite boîte cylindrique en carton fermée d’un seul côté, recouverte de papier peint et relié à un bâton par une ficelle. En faisant tourner la boîte autour du bâton, on produit un sosemblablele à l’aboiement d’un chien.

La Gayole

gayole

Petite cage de bois contenant un oiseau stylisé. Cet objet rappelle les cages à pinson qui jadis étaient suspendues très haut sur les façades des maisons afin que les prédateurs ne puissent les atteindre.

Le Sôdart

Sôdart

Petit soldat de bois sculpté à la main, habillé de différents uniformes des régiments casernés à Mons.